Le Petit Bazar de Gaëtan
 

L'heure du stage a sonné. En route pour l'Angleterre et deux mois de stage au pays du rugby, de Shakespeare, de Harry Potter et de Philip Pullman, le pays des bonbons gélatineux de toutes les couleurs, du pudding et du porridge, où le petit déjeuner se fait avec du lard et des oeufs (miam) et où la vie a des consonnances soooo british.
Votre reporter sur place s'en va vous conter ses aventures en pays anglois.
Welcome on board...

Dernière MAJ : 26 septembre 2007


Week-end à Londres


Week-end à Oxford

VENDREDI AOUT LE TRENTE-ET-UNIEME, 2007

Retour en Gaule

Le stage est fini, le séjour est fini, le voyage est fini.
Retour en France demain.
En résumé de ces deux mois, un stage pour bien s'occuper en semaine, un septième tome, une rencontre monumentale, quelques kilos de livres, des visites londoniennes très sympas, un crumble avec Bernadette, du temps britannique, pas de DBR, et un site web avec quelques pages et pleins de photos en plus.
Merci de m'avoir lu, et à bientôt pour de nouvelles aventures.
Gaëtan.

MERCREDI AOUT LE VINGT-NEUVIEME, 2007

OXFORD

Quatre jours de bonheur, avec deux personnes sympas, et même une troisième au cours d'une heure de bonheur intégral.
Bientôt, une page spéciale pour couvrir l'évènement.
Je n'ai certes pas croisé DBR, mais j'ai croisé quelqu'un d'autre. Je ne suis pas vraiment perdant dans l'histoire !

LUNDI AOUT LE VINGTIEME, 2007

Dali & Films

Ce lundi, pris sur mes jours de congés, était l'occasion de faire une seconde escapade londonnienne pour visiter l'expo "Dali & Films" à la Tate Modern. UNe expo explorant les liens entre Salvador Dali et le cinéma, de sa collaboration avec Disney (déjà bien détaillée dans l'expo sur le dessinateur au Grand Palais l'été dernier) à celle avec Hitchcock sans oublier en premier lieu Bunuel at autres Marx Brothers. Ce qui a aussi été l'occasion de découvrir Un Chien Andalou et L'Age d'Or, ainsi que Impressions sur un voyage en Haute Mongolie, où le génie barbare de Dali s'exprime dans toute sa démsure. Ca me rappelle ce qui disait Ron de Dumbledore : "C'est un sacré génie, mais complètement cinglé".
J'y ai en tout cas passé près de quatre heures (films inclus) et en ressort ravi.
A l'extérieur, c'était un Londres gris pas très folichon, au temps maussade. J'en ai néanmoins profité pour emprunter le Millenium Bridge, face à la Tate et à St Paul, et pour voir The Monument, sous les éhaffaudages. Allez, demain au boulot !
Et je ne sais plus quoi dire sur DBR. Je commence à désespérer...


The Bourne Ultimatum

Deuxième séance ciné dimanche soir, un mois et quelques après Harry Potter (toujours le même). Au programme, The Bourne Ultimatum, ou le dernier volet des aventures de l'agent Jason Bourne, joué par Matt Damon. Le final de la trilogie reste à la hauteur des précédents volets. Bon rythme, ambiance prenant, et action mesurée au programme. Si la CIA fait des bourdes plus grosses qu'elle, il n'en reste pas moins que le film s'apprécie bien. Surtout quand on reste le dernier dans la salle et que les employées qui allument la salle pour nettoyer rééteignent finalement rien que pour vous !

Bon anniversaire

Et gros bisous. La personne concernée se reconnaîtra.


DIMANCHE AOUT LE DIX-NEUVIEME, 2007

Shoreham & Lancing College

En ce samedi d'été couvert, nuage et venteux et menaçant mais d'été quand même, je mettais le cap sur Shoreham-by-sea, dernière gare avant Lancing et par laquelle je passais deux fois par jour. Objectif ? La sorte de cathédrale étrange là-haut sur la colline. Parti à pattes n'ayant pas croisé le proprio depuis la semaine passée et ne pouvant donc pas emprunter son vélo, me voilà à Shoreham, sympathique ville portuairo-côtière sur le bord de la ravière Adur. Je cherche donc à rejoindre l'estuaire qui m'interpelle depuis deux mois, traverse le vieux cimetière du XIXe siècle où je croise un écureil et un employé de la compagnie qui passait par là, et donc, me voilà sur les rives de l'Adur, avec face à moi la cathédrale étrange, l'aéroport/drome de Shoreham et ses petits mono et biplaces qui s'envolent, et le ciel toujours grisonnant au-dessus. Avec une traversée d'un des plus vieux ponts des environs au-milieu duquel le vent soufflait en rafales (comme l'avion, même si aucun d'eux n'était sur l'aéroport), je longe l'aéroport et en profite pour faire quelques photos...
Puis après, même si je commençais à retrouver les sensations de mes amies les ampoules de pieds, je continue sur l'édifiante construction. Après avoir pris la mauvaise route, bien sûr, je fais fausse route pendant quelques temps puis revient sur mes pas pour trouver l'entrée du "Lancing College". Après l'ascension de la colline, j'arrive face à, à droite, la chapelle et à gauche, les bâtiments du college. J'ai donc fait une petite visite de la grande chapelle, crypte et tout, avec des airs de Jordan (évidemment) et de Oxford (évidemment). Des plaques partout en souvenirs d'untel, et une opulence assez joyeuse et assez surprenant au milieu de la campagne verdoyante ! Bref, néanmoins la visite s'est limitée à la chapelle le reste étant bien sûr privé (zut), et j'ai pu rentrer en me faisant bien mouiller puisqu'évidemment la météo avait pris 24h d'avance sur les prévisions...
Enfin bon, ce fut intéressant. Mais Lancing n'étant pas Jordan, point de DBR...


Divers

Photos prises ces derniers temps, juste pour les yeux...
VENDREDI AOUT LE DIX-SEPTIEME, 2007

Musée du jouet

Ajourd'hui, petite visite sympathique dans le musée du jouet et de la maquette du Sussex, et donc de Brighton. Situé sous la gare, dans des pièces en arcades il abrite des tas de petites voitures, plétaure de trains électriques, peluches centenaies, hélicoptères fonctionnels créé par des passionnés et mille autres trésors de souvenirs d'enfance. Soldats de plombs retraçant les batailles napoléoniennes, théâtres de marionnettes et poupées, services de porcelaine, des tas de babioles adorables qui ont du faire le bonheur d'enfant et qui sont exposées ici pour le plaisir de nos yeux. Fort sympathique.
DBR ne visitait pas le musée...

Agenda

LONDRES: Exposition à la Tate Modern sur Dali et le cinémale 20 août 2007
OXFORD : Arrivée le vendredi 24 août dans l'après-midi. Balade en ville et aux alentours du 24 au 26 et retour le lundi 27 sur Brighton.
CHERBOURG : Samedi 1er septembre.
STRASBOURG : Mercredi 5. Passage prévu au Fouaille vers 21h30-22h.


DIMANCHE AOUT LE DOUZIEME, 2007

Foutues clés...

Une sympathique aventure m'est arrivée vendredi après-midi. Alors que mon après-midi était libre (comme chaque vendredi), je quitte le boulot vers 13h20 et voit à la gare qu'il y a pas mal de complications dans l'autre sens. Compatissant pour les pauvres usagers devant attendre, je prends le train pour Brighton et arrive devant la maison vers 14h. Sortant les clés de ma poche, stupeur ! Ce sont les clés de l'atelier au boulot. Diantre... Je réfléchis, et me rassure bientôt en me disant que, même si j'ai oublié de les laisser, comme tout le monde de la R&D est en week-end, et que mon superieur a son double, ça peut attendre lundi. Un peu géné quand même, je cherche mes clés de maison. Et là, re-stupeur, je ne les ai pas.
Je ne prends pas dix seconde à comprendre : je n'ai pas fait attention et ai laissé les clés - les miennes - à la place de celle de l'atelier au boulot. Et évidemment, personne dans la maison. Dilemne, hésitation, mon après-midi de lecture sur la plage s'envole peu à peu. Un week-end sans clé sera assez galère, un week-end avec les clés du boulot pas super rassurant non plus. Retour à la gare, où les problèmes persistent. Finalement, à 14h55, un train repart pour la direction voulue. Je le prends, me paye de longs arrêts entre les stations car les trains font la queue leu leu, et finalement Lancing arrive. Allez-retour boulot (allez, encore trois quart-d'heure) échange de clés, et retour à la gare. Attente du train qui arrive à 16h13, retour vers Brighton, arrivée à la chambre à 16h55. Juste pour le goûter.
Au moins, l'occupation de l'après-midi n'était plus une question à se poser. Hum. Avec tout ça je suis sûr que du coup j'ai raté DBR...

Miam...

Heureusement que les gateaux maison sont là... Parce que pour surmonter l'épreuve de la pizza Sainsburry pleine de piments verts qui vous explosent la bouche et dont les dragons aux langues de feu vous suceront tout au long de la nuit, c'est pas toujours facile. La bouteille d'eau un litre seule n'aurait pas suffit...

XV

Bon ben on les a eu finalement, hein ! 21-15. Maintenant, RDV dans un mois, pour les choses sérieuses...

AGENDA

CAMBRIDGE : En cours d'analyse de faisabilité. Sûrement du 18 au 20 août 2007 si ça se fait.
(edit : plus de chambres libres. Mal barré donc)
OXFORD : Arrivée le vendredi 24 août dans l'après-midi. Balade en ville et aux alentours du 24 au 26 et retour le lundi 27 sur Brighton.
CHERBOURG : Samedi 1er septembre.
STRASBOURG : Mercredi 5 selon toute vraissemblabilité. A confirmer !


JEUDI AOUT LE NEUVIEME, 2007

Gelée Royale

Prenez un bol. Mettez-y du chocolat en poudre. Ajoutez du lait jusqu'à obtenir un niveau satisfaisant. Passez au micro-onde deux minutes. Servez chaud. Plantez votre cuiller dedans. Découvrez que le lait est devenu gelée infecte. Videz le tout dans l'évier avec le reste du bidon et posez-vous des questions. Mangez votre petit déjeuner sans lait. Profitez de la nouvelle machine au boulot pour le chocolat chaud gratuit et non gélifié. Ne cherchez plus à comprendre. Rachetez du lait.
DBR est aussi visible que mon lait était liquide.


LUNDI AOUT LE SIXIEME, 2007

LONDON CALLING

Je suis de retour. Ayant pris plus de 200 photos et ayant marché un nombre de kilomètres incalculé, je pense que résumer sur cette page mon excursion londonnienne serait malvenu. Je peux donc dès à présent vous rediriger vers la page du site qui sera peu à peu complétée à ce sujet : ICI.
Pour le reste je suis entier, revenu crevé mais désormais tout va au mieux. Je vais bien m'amuser demain en stage.
Sinon pas de DBR ici, ni de Chris Weitz à Londres.
Snif...


MERCREDI AOUT LE PREMIER, 2007

Direction Londres

Bon, demain soir, direction Londres jusqu'à dimanche. Donc d'ici là, pas de nouvelles ici. Je n'ai pas raconté grand chose ces derniers jours, mais ça reviendra. J'ai mille choses à voir et acheter à Londres, et j'ai oui-dire que je raterai la gay-pride ici à Brighton. Je pense y survivre mais néanmoins c'est vrai que tout ce que j'en ai vu ça a l'air d'être une fête très populaire ici. Mais bon, j'ai la Reine à visiter aussi, donc voilà. J'essaie de penser à tout ce que je dois faire d'ici à demain : le sac sans rien oublier, les photos à vider, le sited à mettre à jour (si vous lisez ceci c'est que je l'ai fais), des mails à écrire, faire un point dans les comptes juste pour connaître l'état des choses, prendre le Guide Vert, le T-Shirt de l'ENSPS pour des photos de propagande, réfléchir à des idées pour le club sketch (Bambou nous a rejoint, victoire !), faire la liste des livres à acheter (The Elements of His Dark Materials, le texte de la pièce de théâtre His Dark Materials, plus deux trois autres choses aussi...), penser aux papiers à prendre et encore d'autres choses. Résultat ? Déjà 21h34. Je vais donc en rester là. RDV dimanche soir si je ne suis pas trop fatigué.
Et qui sait, peut-être que DBR est aussi en week-end à Londres...


chapeau

Nantes joue cette année en Ligue2 mais a magistralement ouvert sa saison.
5-0.
Triplé de Goussé, doublé de Mamadou Bagayoko.
Pourvu que ça dure.


DIMANCHE JUILLET LE VINGT-NEUVIEME, 2007

Coup de stress!

Bon, cette fois, les choses sont arrêtées : je serai à Londres les vendredi, samedi et dimanche de la semaine prochaine. Je pars jeudi soir après le boulot et rentre dimanche soir. J'ai donc réservé en ligne mes places à l'auberge de jeunesse pour découvrir dans la réservation que les dates étaient mauvaises ! Un simple coup de téléphone a arrangé les choses, mais ça m'a vallu un coup de stress mine de rien. Je raterai par contre la Gay Pride qui était sensée enflammer Brighton ce même week-end, et je serai à Oxford le week-end où il aurait fallu être à Londres. Enfin bon, au moins ça veut dire qu'il a des domaines dans lesquels j'ai une bonne marge de progresion : les plannings !
Mais reste une bonne nouvelle : si comme on me l'a dit, le lundi 27 est férié, ça veut dire qu'il me restera une journée à prendre sur le mois d'aout, et donc une autre possibilité d'excursion sur trois jours ! Yes !
DBR wasn't there.

Miam !

J'ai enfin pris le temps : j'ai refait un beau, bon gateau. Pommes, banane ! Miam !



JEUDI JUILLET LE VINGT-SIXIEME, 2007

Nouvelles d'Homer!

Cette semaine, c'est la sortie en grande fanfare du premier long-métrage des aventures de la famille Simpsons, et tout le monde en parle. Le film affronte dans les salles les Transformers de Michael Bay, mais pourtant, il y a d'autres raisons de parler de ce bon vieil Homer. Et oui, souvenez vous de mon billet de l'autre jour : Homer dans un champ à côté de la sculpture du Monsieur tout nu. Et bien figurez-vous qu'elle est toujours là, malgré la pluie. Ce qui ne fait qu'accentuer la colère des associations païennes et des villageois du coin, et commence même à faire sourciller le National Trust, qui est propriétaire du terrain, qui prévient que les choses sont fort différentes s'il venait à s'avérer que ce Homer n'était pas que temporaire... En tout cas, la peinture à l'eau a bel et bien résistée aux intempéries.
DBR ne s'est pas montré.

Agenda

A confirmer, mais théoriquement ce sera ainsi :
LONDRES : Arrivée le jeudi 2 août au soir. Balade en ville du 3 au 5 avec retour le dimanche soir sur Brighton.
OXFORD : Arrivée le vendredi 24 août dans l'après-midi. Balade en ville et aux alentours du 24 au 26 et retour le lundi 27 sur Brighton.
AILLEURS : Peut-être aussi, les deux weeks-end restants en août
CHERBOURG : Samedi 1er septembre.
STRASBOURG : Mardi 4 septembre au soir au mieux, mercredi 5 au plus tard. A confirmer aussi !
Agenda pariant sur une absence d'inondations autour la seconde ville évoquée. On croise les doigts.


LUNDI JUILLET LE VINGT-TROISIEME, 2007

Vive la France!

Ah, la subtilité française. Les Français se repèrent toujours à leur distinction. Un exemple ? OK. Visitez le Pavillon Royal, et arrivez aux cabinets de la reine. Cuvette émaillée, décorations à l'encre de Chine, socle en bois, petit fenêtre discrète tout en hauteur. On apprécie la discrétion... OH BAH C'EST JUSTE LES CHIOTTES, entendez-vous dire le papy bien de chez nous qui passe par là et qui semble trouver que la visite ne va pas assez vite à son goût. Un autre petit exemple pour la route ? OK. En Angleterre, il pleut (et oui, ça n'a pas arrêté aujourd'hui). Mais là où les Anglais vous annoncent avec sympathie "I can't take responsibility for the weather, I'm afraid", le jeune Français sur le quai de la gare, lui, y met la formulation : TEMPS DE MERDE ! PAYS DE MERDE ! Alors bon, certes, sur le temps, ce n'était pas totalement faux, mais avouez quand même que nous autres Français, on sait tourner nos phrases de la plus belle des façons. Vive la francophonie !
DBR est anglaise, elle. Mais c'est pas une esxcuse pour se cacher !


DIMANCHE JUILLET LE VINGT-DEUXIEME, 2007

Merci !

PAS DE SPOILER ICI NON PLUS !

Le dernier tome d'Harry a été refermé ce samedi à 21h32 heure locale. Le lecteur se porte bien mieux depuis, remis de multiples crises de :
- gémissements
- jurons
- éclats de rire
- explosions de joie
- crises de tremblements incontrôlés
- spasmes nerveux
- trépignements

Merci sans retenue à Madame JK Rowling pour ce dernier tome. Ce livre est à la hauteur de mes attentes, tout comme le traitement qu'elle apporte aux personnages et à l'histoire. Il ne me reste qu'à le relire avec cette fièvre nerveuse incontrôlable en moins. Merci de nous avoir tenu en haleine ! Merci pour ces sept livres, merci pour cette saga. (DBR : RAS).


SAMEDI JUILLET LE VINGTIEME-ET-UNIEME, 2007

A night to remember...

Promis, pas de spoilers dans ce billet !

13h32. Page 298. J'en suis à la moitié, et je m'accorde une pause pour narrer ma soirée.
Bien plus calme que je ne l'aurais cru, mais avec un joli climax malgré tout à minuit.
L'après midi a été calme, j'ai quitté la chambre vers 17h, pour me promener et repérer les lieux. Le ciel était d'un bleu démentiel, sans rapport aucun avec le temps de la matinée. Hallucinant, ces changements de temps ! Bref, je profite du beau temps, et du vent à décorner les boeufs (comme dans Fantasia chez les Ploucs) et après un petit resto (c'était jour de paye, je me suis fait plaisir) je suis revenu dans les alentours du centre névralgique de ma soirée : le Waterstones de Brighton. Et force est de constater qu'à 21h, il n'y avait encore personne. Des français discutaient devant, mais ce ne semblait pas être dans le cadre de la nuit des Moldus accros à Harry. J'avais déjà fait mes repérages dans le magasin en fin d'après-midi, achetant au passage Asterix chez les Bretons en anglais. 21h et personne donc. Je décide de poursuivre ma route jusque chez Borders, cent mètres plus loin. Borders, c'est quand même une attente plus conviviale : le magasin est ouvert et les gens peuvent faire la queue dedans, avec un magicien qui fait des tours, et surtout iol y a des concours pour gagner le livre : d'un, un quizz à la complexité désarmante (si je connais 10% des réponses, c'est déjà énorme) et de deux mini-rédactions sur la fin que l'on envisage au septième tome. Je suis resté fort longtemps sur place, puisque de toute façon, mon livre était réservé et que c'était mieux d'être en intérieur. J'ai donc croisé des français qui spéculaient sur le dernier mot du livre (j'ai donc fui leur discussion) et ai fait marcher l'appareil photo. A 22h, il y avait déjà plus de cent personnes à faire la queue, j'en ai donc déduit qu'il était temps de rejoindre les abords du Waterstones pour commencer à faire monter la pression. Et j'arrive devant le magasin pour découvrir une simple poignée de jeunes (une quinzaine). Néanmoins je découvre qu'entre temps il a plu (et pas qu'un peu à en juuger par le sol trempé) et suis donc ravi d'être resté à l'intérieur jusque là. Je suis 17e dans la queue. L'attente commence alors, tranquillement. Les quatre devant moi sont des anglais déguisés avec parmi eux un Lucius Malfoy plus vrai que nature, et derrière moi, bien dix minutes plus tard, débarque un groupe d'Italiens (les voyages linguistiques). L'heure tourne, la queue grandit très doucement derrière, et à 23h elle arrive gentillement au bout de la rue, mais rien d'impressionant à priori. Des agents de sécurité sortent du Waterstone néanmoins pour s'assurer que tout va bien. Derrière, quelques déguisés parsèment la foule...
Le premier aux portes semble être français, d'ailleurs. Petite fierté nationale. L'heure tourne, les gens qui remontent la queue prononcent en toutes langues et avec tous accents "Harry Potter" avec un sourire amusé ou excité, il y a beaucoup de passage. Vers 23h50, deux poivrots légèrements imbibés ont crié des révélations que je taierai quant à la fin du livre, mais vu leur état d'ébriété, je n'en ai nullement été affecté. Puis minuit s'est encore approché, j'ai eu la joie de savoir que je ferai partie de la première fournée à entrer dans le magasin (on entrait pas 20 en gros pour éviter la cohue) et après un décompte bonenfant qui n'a pas coincidé avec l'ouverture du magasin, les portes se sont ouvertes. On entre, on se sert avec avidité sur le comptoir juste devant l'entrée, et direction la caisse (on retrouve sa réservation du livre, on sort les sous...) et voilà le Saint-Graal tant attendu dans son petit sac cartonné orange, à l'effigie du livre qu'il transporte. Pendant ce temps, le premier acheteur ressort du magasin sous les cris de joie, les applaudissements et les flashs des appareils photos des spectateurs, qui montrent au moins autant de ferveur qu'à l'instant où se sont ouvertes les portes du magasin.
Et donc j'ai mon livre, je le tiens bien fermement dans son sac, et je sors, tout guilleret. Je remonte la file, et très, très vite, je réalise la démesure de cette soirée qui s'est déroulée pourtant avec un calme divin... Ce sont des centaines, voire plus - difficile à dire - milliers de personnes qui attendent. Dans un rayon de cent mètres, trois magasins ont ouvert pour le livre : Waterstones, Borders et WHSmith. La queue du Waterstone remonte la rue, arrive sur la place du centre commerciale où elle fait un ou deux méandres et continue jusqu'aux arrêts de bus. Ceci doit faire quelques bonnes heures d'attente, c'est hallucinant. La queue de Borders est décalée par rapport à celle de Waterstones tandis que celle de WHSmith longe tout le centre commercial. Et là encore des petits (et grands) sorciers, des chapeaux pointus et compagnie. Je remonte toutes ces queues avec une félicité monstrueuse, ma précieuse marchandise toujours fermement tenue dans la main. Et je remonte la file, et je vois tout ce monde, mais je continue, puis revient sur mes pas tant ce spectacle est complètement incroyable. Minuit dix, et tant de monde à faire la queue pour un livre. Des familles, qui font la queue sur des distances affolantes pour récupérer un livre. Ma parole, mais c'est incroyable. Néanmoins, quelques photos prises (et surtout des films, mais c'est trop long à charger, je ne les upload pas) je quitte ce tableau surréaliste, trop heureux de mon sort avec comme seul objectif de rentrer au plus vite et de faire ce que j'attends avec une curiosité infinie : ouvrir le livre. Commencé à 00h49, j'ai tenu plus de deux heures avant de piquer un roupillon.
Maintenant, vous m'excusez, mais j'ai le chapitre 19 à finir...
Et puis bah DBR, hein, je survivrai bien une journée de plus sans la croiser !

Amélioration du choix des photos prévue après la fin de la lecture.


Je l'ai

J'ai pas croisé DBR, mais j'ai le Saint-Graal.
00h40. J'attaque immédiatement. Plus d'infos plus tard !


VENDREDI JUILLET LE VINGTIEME (century fox), 2007

I'm singin' in the rain [(c) P-A. F. 2007]

Petit passage à la chambre le temps de faire les courses et poster des documents pour avoir encore plus de sous (bourse Boussole). Il fait ce jour (enfin ce matin) un temps à mettre un Gene Kelly dehors. Ce matin, c'était de la bonne grosse pluie qui vous trempe jusqu'aux os et qui donne l'impression que votre jean fait 20 kg de plus. A cette heure (15h15) ça s'est calmé, mais rien ne dit que ça ne va pas reprendre d'ici peu, ce qui laisse présager un petit rhume en bonus avec le septième opus d'Harry en ce P-Day. Les journaux s'étalent sur les fans qui attendent devant le Waterstones de Picadilly à Londres, d'autres mettent le mot "spoiler" dans le titre de leurs articles, et je passe donc mon chemin. Je pense que Harry est le futur roi d'Angleterre, n'en déplaise à William.
Je me suis amusé depuis hier à faire de la soudure haute précision (à côté de ça, les TPs de Pfeiffer, franchement, c'est du gros bourringe) avec mes petites resistances et condensateus de 2x1mm qu'on place à la loupe. Et ça a marché. Diantre... Bon, allez, on va lancer un sort au ciel britannique pour qu'il se retienne un peu, jusqu'à une heure du matin dira-t-on, question que je rentre entier, et avec le tome 7 au sec. Par contre, je ne crois pas qu'Homer ait tenu le coup, avec ce beau temps...
I'm lauuuuuughing at clouds,.... I'm singin', singin' in the rain.
DBR se cachait derrière son parapluie. J'l'ai pas vue.


JEUDI, LA VEILLE DU VENDREDI JUILLET LE VINGTIEME (century fox), 2007

Le grand jour est proche !

Le grand jour est proche : la paye tombe demain. Pour le travail réalisé, mon compte va reprendre quelques rondeurs avec l'arrivée de la paye de juillet. Allez, demain je me fais un gros repas...
Attendez, qu'est-ce que je raconte moi ?
Nooooooon ! Demain, je ne me fais pas un repas gargantuesque ! Demain, je fais les courses, je récupère des cartes postales, et je joue mon zozo de première en attendant (sous la flotte à ce qu'il parait) un petit sorcier aux lunettes rondes et à la cicatrice en forme d'éclair sur le front : en effet la vérité est dans le vin, mais aussi dans le vingt-et-un (juillet). Le vingt-et-un, le dossier d'Harry sera classé et l'occupation du week-end toute trouvée. Donc si vous n'avez pas de nouvelles, essayez donc de m'expelliarmusser mon bouquin des mains. Là où je suis, il n'en sera pas loin. Mais ce n'est pas dans un HP qu'on trouve une DBR. Ou alors faudra m'expliquer.


MERCREDI JUILLET LE DIX-HUITIEME, 2007

Dans la presse déchaînée

Ces dernirs jours, la presse est marrante. Déjà il y a cette affaire du Homer Simpson géant qui a été peint aux côtés du géant de Cerne Abbas dans le Durset. Un Homer peint à la peinture biodégradable lavable à l'eau, avec un doughnout comme il les aime à la main. Le tout tient évidemment de la promo du long-métrage mettant en scène les plus célèbres habitants de Springfield dont la sortir est prévue fin juillet. Evidemment, c'est fendard, sauf que les associations locales s'époumonnent, crient au scandale, s'insurgent, que dis-je, font un tollé pour cette touche d'humour savoureuse, prétendant que c'est une insulte, que ça enlaidit le site et - mauvaise foi jusqu'au bout - qu'on ne sait pas les traces que laissera la peinture en s'en allant. Ces mêmes scandalisés espéraient même une bonne pluie pour voir l'affront s'en aller. De la pluie. Comme si on n'en avait pas déjà eu assez...

Autre souffre-douleur, Tintin. Il y a quelques jours, un "scandale" (enfin bon, soyons relatifs, tout fait scandale dans la presse britannique) s'est créé de toutes pièces autour de Tintin et la chaîne de libraires Borders, celle ci devant retirer Tintin des rayons enfants de part le racisme évident de l'album Tintin au Congo. Si ceci est assez perplexifiant, les réactions qui se succèdent dans les colonnes lecteurs n'en sont pas moins édifiantes. Certes crient... au scandale (prétextant que l'âge de l'oeuvre ne la défend pas) tandis que d'autres rappellent que le lecteur est assez grand pour prendre un minimum de recul. Bref, ça se fritte depuis quelques jours de lecteurs à lecteurs. C'est marrant.

Néanmoins, pas même un entrefilet à rapporter en ce qui concerne DBR...
Par contre, dans deux jours et des poussières, j'aurais HP7 entre mes mains. Et lui, tous les jours aussi, il y est dans le journal !


DIMANCHE JUILLET LE QUINZIEME, 2007

A bicyclette (air connu)

En ce dimanche fort ensoleillé succédant aux seaux d'eau de la nuit passée (c'est une technique anglaise pour laver les rues en pente) se présentait l'occasion rêvée de se promener en vélo et remuer un peu ses mollets flagadas par le manque d'exercice. Empruntant le vélo du proprio, avec ses étriers et son guidon de course, me voilà parti vers le Devil's Dyke, une curiosité géographique avec panorama monstrueux et balades à gogo au Nord de Brighton. Le temps de se mettre en jambes, de se rappeler ce que c'est une côte sans vitesse et qu'en Angleterre on roule à gauche, me voilà une petite heure plus tard tout là-haut sur la colline. La vue vers le Nord est en effet fort jolie. Je croise tout du long de l'aller des cyclistes qui participent à une rando dans le sens inverse, et au bout de la boucle du Devil's Dyke, après une bonne pause et la décision de faire les chemins de randos une autre fois sans le vélo, c'est la descente vers Brighton (avec des montées plus fortes que moi - pied à terre) et des descentes où le frein devient ton seul et unique ami. Rien en comparaison du tour de France, mais à mon échelle, c'était déjà beaucoup. Retour sur le seafront en suivant un temps les autres cyclistes (au point que des organisateurs m'indiquaient gentillement la direction à suivre...) et avalage d'une saucisse et de frites (à ce propos, gardez toujours une fourchette plastique sur vous, cela m'a été fort utile, car bon... manger une saucisse avec un pic en bois, c'est pas le pied sinon).
Ensuite, l'intégrale du front de mer. D'abord vers l'Est, sur de quelques kilomètres avec l'Undercliff Walkway, qui est une promenade au pied des falaises au-delà de la marina, et qui vaut le coup d'être utilisé jusqu'à son terme. Super joli et oxygénant, y'a qu'à pédaler ! Puis après une pause lecture tout au bout des falaises et de la promenade, retour en sens inverse pour continuer sur le front de mer vers l'Ouest cette fois, et découvrir ce qu'il y a au-delà de la section principale du bord de mer. Et, oh miracle, cette promenade continue à Hove sur encore un bout de chemin, et je me suis de nouveau retrouvé sur la trace du parcours cycliste, n'en quittant le chemin qu'au niveau de l'arrivée (le gars devant moi était applaudi, j'aurais surement pu aussi l'être, tiens !).
Après cela retour à la maison et bilan des courses : une aupoule explosée à l'auricullaire droit, une ou deux autres aux pieds qui n'ont pas plus du survivre non plus, les mains qui ne tenaient plus à l'eau chaude, un coup de soleil dans le dos du cou, le dos fatigué, une bonne douche pour se remettre en forme et puis la satisfaction de s'être bien défoulé.
L'arlésienne de Brighton reste Arlésienne.



SAMEDI JUILLET LE QUATORZIEME, 2007

National Day

Samedi 14 juillet. Alors que le président prend son bain de foule sur les Champs, je me lève tard. Je prends ma french baguette et mon french petit déjeuner. Objectif du jour : voir le proprio qui donne un concert sur le front de mer aux alentours de midi. Je descends donc vers 11h30 sur le bord de mer pour voir plein de drapeaux français. Tiens ? Une animation pour le 14 juillet me dis-je. Eh bien non, simple coïncidence : c'est ce week-end que se tient le marché français dans notre bonne ville de Brighton. On a ainsi le droit aux french crèpes et galettes à partir de £4.00 (snif) des french saussissons pour seulement £3.00 ou encore des bouteilles de grenadine Eco + (celles qu'ils vendent 1.5€) pour à peine £3.00. Bon, ensuite on peut se laisser tenter par la Tartiflette maison à 2.5£ la petite barquette ou tous les stands de fromages, de biscuits des quatre coins de l'Hexagone, des bonbons de toutes les couleurs, des french patisseries, des habits, des... Rooooooooh. STOP ! On veut me rendre nostalgique ou on veut me ruiner ? La meilleure chose à faire après s'est léché les babines et avoir picoré des échantillons là où on a pu en trouver, c'est encore se barrer vite fait pour ne pas finir avec une indigestion de bonnes choses et le porte-monnaie vide. Comme me l'a si bien dit le petit jeune qui m'a laissé retrouver le goût de la tartiflette alors que je disais que le temps était beau et qu'ils avaient de la chance par rapport au début de semaine : "du moment que la caisse est pleine". Ah là là. Ces petits français, on aime bien se moquer d'eux et de leur accent (faut dire que là, y'avait de quoi à se balader entre les stands, je peux vous l'assurer !!!) mais en tout cas, qu'on n'aille pas dire qu'ils ne savent pas y faire quand il s'agit de récupérer des sous...
Et si j'oublie la nouvelle bande-annonce, DBR ne m'a pas effleuré la rétine.

Le reste du programme

Outre ces franchouillardises, j'ai bien évidemment profité du concert de Dominic (aux percus sur les photos), qui faisait l'animation au Gemini, l'une des très nombreuses terrasses abritées par les arcades du bord de mer. Il y avait foule et un brin de Soleil mais pas mal de vent mine de rien. Le répertoire était latino, avec des musiciens d'origines fort diverses (Vénézuela, Asie du Sud-Est, Pays de Galles...) et ce fut donc ambiance tchatchatcha et autres rythmiques entrainantes.
Pour ce qui est de la soirée, j'ai fait un come-back vers 20h30 sur le front de mer, devenu quasi désert et présentant 90% des bars clos. J'ai quand même fini par me laisser tenter par le traditionnel fish and chips des bords de mer anglais (miam) et ai laissé mon appareil photo se faire plaisir avec les petites lumières qui s'allumaient de partout...



VENDREDI JUILLET LE TREIZIEME, 2007

Signé Gaëtan

Un petit conseil si un jour vous postulez pour un National Insurance Number : pensez à signer le formulaire. Ca évite d'y retourner.
Enfin moi... je dis ça comme ça hein. ;)
Le dossier DBR en est toujours au même point.


JEUDI JUILLET LE DOUZIEME, 2007

Le Rendez-vous pour le NI

Non, il ne s'agit pas du cri des cavaliers du Sacré Graal des Monthy Python. NI, c'est le National Insurance, et ça fait référence à l'entretien passé ce jour pour récupérer un National Insurance Number, pour que tous les monde soit serein dans l'improbable éventualité où j'aurais besoin de ce numéro. J'ai donc passé un chtit entretien à montrer tout plein de papiers. Tant de papiers que visiblement, ils ont oublié de me demander quelque chose et que je dois y repasser demain.
C'est très policé en tout cas, un "Center Job" (l'entretien s'y déroule) : les gens doivent rechercher, passent des coups de fil, et y'a des agents de sécurité partout. Bref, ça rigole pas. On vérifie plein de fois les documents et tout et tout. J'aurai le numéro d'ici quelques semaines, et la carte physiquement dans trois mois. Ce qui fait que je ne l'aurai pas. Si je reviens ici, je demanderai un renouvellement. C'est ce qu'on m'a conseillé, mais avec le truc qu'ils veulent savoir en plus c'est encore susceptible de changer. A suivre

Harry d'Angleterre (2)

Je suis sorti de mon entretien à 15h30, avec la fin de journée libre devant moi. Le boulot m'avait libéré pour l'après-midi, le temps était maussade et bas, bien gris et pas folichon. Evidemment, passer à proximité de l'Odéon, le grand cinéma de Brighton - le seul àma connaissance - a eu sur moi l'effet d'un aimant sur un clou. Je m'y suis précipité. Harry Potter and the Order of the Phoenix. Sortie le 12 juillet. On est le 12 juillet. Séance à 16h30. Il est 16h. Réduction pour les étudiants, ce qui ramène le prix à 4.8£. J'ai 20£ sur moi.
J'achète le billet et m'engage dans ma première expérience de séance cinéma sur le sol britannique.
Déjà, il faut vous décrire la salle. La photo viendra dès que j'en aurai le temps. Une grande salle, plusieurs centaines de places, grande, très haute de plafond, avec un immense rideau bleu (comme l'ensemble de la salle) qui cache l'écran. Un vrai plaisir pour les yeux. Les rideaux disparaissent par chez nous, c'est triste.
La salle se remplit, même si il y avait déjà la queue avant. Gamines en uniforme typique anglais, certaines arborant une fausse cicatrice en éclair sur le crâne, comme ce brave Harry. Je repère même une cravatte pourpre et jaune, comme les costumes de Griffondor à Hogwarts (enfin Poudlard, vous aviez compris j'espère). Les lumières s'éteignent. Autre surprise. Très peu de pub et folle quantité de bandes-annonces. Ca aussi, ça change, et ce ne peut être qu'appréciable à tout point de vue. Puis lumières on, et petite pause. Extinction des feux. Cris de jovialité, hourrah et salves d'applaudissements ! Ambiance fortement festive dans la salle. Apparaissent ensuite les écrans comportant les mentionslégales sur les restrictions aux moins de douze ans, le visa d'exploitation, etc. Fond sonore de liesse, sifflets, bref, la salle est chaude. Et le film démarre.
Dans l'ensemble, la salle est alors très sage, sauf quand Harry embrasse avec fougue sa délicieuse Cho Chang. Là encore, sifflets complices, quelques applaudissements, et rebelotte à la fin du film. Dernière joie indéniable, celle de ne voir les lumières se rallumer qu'à la toute fin du générique.
Pour ma part, j'ai apprécié le spectacle, c'est une adaptation de bonne facture, dans la lignée des films précédents. Les nouveaux venus (enfin, entre Ombrage, Luna et Lestrange, c'est surtout les nouvelles venues) sont à la hauteur de leurs persos, et les phases clé du roman sont là. Les Weasley Brothers assurent l'ambiance dans un film qui reste finalement assez sombre et peu oxygéné, mais offre néanmoins de beaux et bons instants. Les regards se tournent désormais vers vendredi prochain. Le 21, le fin mot de l'histoire sera dévoilé. J'y serai.
Et puis sinon, j'ai vu DBR. Sur une affiche, à l'Odéon, mais je l'ai vue. Na.



MARDI JUILLET LE DIXIEME, 2007

QUIEEEEEEEEEEEEEEEEEET ! Stupid bird....

Brighton, c'est beau, c'est la mer, c'est la plage, c'est ses promenades, ses glaces gratos, ses festivals, ses maisons du début du siècle...
Mais c'est aussi les mouettes et les goelands. Et je peux vous dire que je préfère leurs hilarants congénaires du Monde de Némo. Parce que les cris stridants à quatre heures du matin et tout le reste de la journée, les bestioles qui vous décollent au nez en manquant de vous percuter, les trajectoires qu'il faut prévoir pour réduire le risque de chiures sur le coin de l'épaule (elles m'ont eu mon bas de pantalon lundi matin), à la longue, ça donne envie de devenir anti-SPA extrêmiste. Et puis, c'est dégueu : ça éventre les sacs poubelles et en répend le contenu partout.
En plus c'est sournois, ça a des yeux de pigeons (qui se promènent aussi au milieu des autres volatiles en tous genres) et... enfin voilà, quoi !
Pas l'ombre d'une DBR à l'horizon.


DIMANCHE JUILLET LE HUITIEME, 2007

The Enchantment Under (and on) the Sea

C'est l'été. Il fait beau et chaud au point qu'à l'heure où j'écris, je me demande si je ne me serais pas pris un beau coup de soleil sur le front. Ce qui m'inspire qu'il serait bon que je m'achète une casquette, ayant laissé toutes les miennes à Strasbourg.
Bref, quoiqu'il en soit c'était aujourd'hui le point d'orgue du Brighton Beach Festival, avec les épreuves légendaires du Paddling round the Pier, qui inclue notamment la catégorie du PSU. Alors je m'explique car vous avez l'air de n'avoir rien compris. Le Paddling round the Pier a pour but de contourner le West Pier à bord d'une embarcation, essentiellement kayak, planche de surf, ou éventuellement PSU, ce qui est bien, mais alors bien plus marrant. Le PSU, ça vaut dire Paddle Something Unusual, autrement dit que vous utilisez une embarcation maison, qui ressemble à tout sauf à un bateau. Cette épreuve (précédée de tests pour valider malgré tout les "choses" flottantes) permet de voir flotter des télévisions, de voir un campeur avec son attirail complet se promener sur l'eau ou encore une boîte de sardines géante où les poissons se sont transformés en rameurs motivés. Tout ceci dans la joie et la bonne humeur avec une foule qui grandit peu à peu au fil des heures, tandis que sur scène s'enchaînent des groupes de musique, démonstrations de taichi, défilés de mode (Messieurs restez calmes...) ou autres tombolas.
J'ai donc profité des festivités et des dégustations gratuites de Carlsberg Lemon (c'est pas pareil que les glaces, mais c'est bon aussi) en plus de mon petit bain de foule (à ce propos, je suis effaré du nombre d'Italiens qu'il y a ici, c'est impressionnant). Un bon moment quoi qu'il en soit, que le soleil a permis d'apprécier dans les meilleures conditions.

Puis j'a finalement serré la ceinture et suis rentré au Brighton Sea Life Center, à deux pas du Brighton Pier. Passé la triple crise cardiaque du prix d'entrée (enfin, à la limite, 8.9£ ça devient dans les tarifs normaux là-bas, je crois que je pleurerai autant la semaine prochaine au cinéma pour HP5) on profite des nombreux aquariums où évoluent des poissons de tous types, carpes, raies, étoiles, poissons chat, poissons clowns et autres animaux des récifs coraliens. Le clou de cette visite reste le fascinant et sompteux tunnel subaquatique où les animaux évoluent autour de vous, où vous voyez poissons tropicaux, tortue marine de 200kg et divers spécimens de requins vous cotoyer, le tout sur une musique poussant à la rêverie. C'est tout simplement superbe. La viste se veut aussi pédagogique et chaque petit aquarium est accompagné d'explications sur le poisson en question, bien sûr, mais encore sur les dangers auxquels font face les milieux marins dans le monde. Bref, polluez-moins, et peut-être que les petits poissons auront une chance de s'en tirer. Au final, une petite attraction gentille d'aventures dans un sous-marin vous prolonge la visite avec des sièges qui tremblent et un naufrage évité de peu. Les yeux sont contents, et la pédagogie va jusqu'à présenter les poissons du Monde de Némo.
DBR se cache bien.


Have a Breakfast

Parce que la charcuterie n'est pas nécessairement rebutante à sept heures du matin, car les oeufs sur le plat c'est excellent et que le bacon est bon, il n'y a nulle raison de se priver. Au passage, on remarquera un motif d'assiette bien connu par chez nous.



SAMEDI JUILLET LE SEPTIEME, 2007

Pour Marc et Nico...

Certes, la photo de gauche réjouira nos deux lascars, mais celle de droite ne vous laisse-t-elle pas entrevoir un réservoir sans fin, messieurs M&N ?


Sea, sept, et sun

Après la pluie le beau temps. Le Soleil a enfin décidé de poser ses rayons sur Brighton en ce samedi radieux. J'en ai donc profité pour marcher pendant en gros sept petites heures (d'où le sept et pas le...) à me balader sur la plage et admirer la foule se presser sur les galets pour se faire dorer la peau, à m'approcher des vagues à marée basse aux abords du West Pier, à rejoindre le Brighton Pier pour regarder de jeunes cinglés se faire peur dans les attractions gerbantes aux accélérations soudaines et loopings au-dessus de l'eau.
Je me suis arrêté aussi aux machines à sous, où je suis ressorti avec un bénéfice net... de 4p. Bon, certes, j'avais misé 20p à la base. Mais ces machines sont vraiment sadiques, les pièces qui tombent, tu ne les gagnes pas toutes : il faut qu'elles tombent du bon coté du sélectionneur au bout de la trappe. Sans cela, je doublais au moins mes gains... au moins !
Bref, pour la suite, je me suis donc promené jusqu'à la marina, complètement à l'est de la ville, en longeant la plage ainsi que le petit train (1883 selon le Guide Vert) qui fait la liaison entre le Brighton Pier (là où il y a les attractions) et la marina. J'ai préféré marcher cependant pour cette fois-ci.

En revenant, je me suis laissé tenter par le Royal Pavillion. Ma carte d'étudiant m'y a d'ailleurs permis de moins me faire saigner que prévu. Le pavillon a été créé sur l'initiative de Georges IV, le fils de George III (celui qui était fou) après qu'il ait acheté étant jeune une petite ferme à Brighton alors que la cité commençait à devenir connue. Ce résident royal a d'ailleurs boosté l'attrait touristique de la région... Ceci étant dit, George, d'abord prince de Galles, a par tranches successives fait édifier cette demeure fascinante, à l'architecture indienne extérieure et aux aménagements intérieurs aux consonnances chinoises et au luxe démesuré. Impressionant à tout point de vue. On visite les salons, la salle des banquets, et surtout l'immense cuisine à la pointe des technologies de l'époque. On visite les appartements privés en en découvrant un peu plus sur la vie mouvementée de ce bon vivant plein de passions diverses, on découvre les différentes étapes des emplois de cette résidence royale que Victoria (nièce de George) a revendu en 1850 à la ville, s'y sentant quelque peu à l'étroit avec son mari... et ses neuf enfants. Ajoutez à cela un petit topo sur les aléas des rénovations à travers les âges, et voilà de quoi vous occuper un peu plus que l'heure qu'est sensée durer la visite standard. Visite superbe mais photos interdites.

Après cela, petite balade avec les jambes qui commencent à fatiguer. D'ailleurs, un conseil : quand on voit une quantité phénoménale de monde manger le même type de glace, il suffit d'en remonter le flot pour trouver au bout la distribution gratuite. C'est un bon tuyau qui m'a servi deux fois aujourd'hui, aurait pu me servir hier, et j'espère me servira demain !

Au programme de demain ? Peut-etre l'aquarium si je surmonte l'épreuve du prix d'entrée, la compétition de sports nautiques au West Pier et pourquoi pas une balade autour de l'estuaire de Shoram-by-Sea.
DBR reste introuvable.





VENDREDI JUILLET LE SIXIEME, 2007

Harry d'Angleterre

Ca y est, j'ai finalement craqué. Je suis passé devant le Waterstones de Brighton, autrement dit l'enseigne numéro une des libraires en Angleterre. Je vois de suite la pub autour des détecteurs d'antivol à l'entrée du magasin : on peut réserver le septième et dernier tome des aventures d'un certain sorcier à lunettes. Pour moitié prix, qui plus est. On dépose 3£ dès à présent et 5.99 au moment de le retirer.
Ce qu'il faut préciser... c'est que Waterstone ouvrira ses portes le 21 juillet à 00h01 précises. Autrement dit, il y aura bien une Pottermania géante avec des fans cinglés à attendre à minuit (sous la flotte, avec un peu de chance) pour se précipiter sur le livre... Il y aura des hordes de gosses fans de Harry, des queues interminables et une ruée digne des Soldes à l'ouverture des portes.
Et du coup, j'y serai !...
C'est le dernier tome, je n'aurai pas l'occasion de revoir ça. DOnc Waterstone a gagné 3£, moi j'aurai mon bouquin à moitié prix et je vivrai un instant d'hystérie collective. J'en salive d'avance.
Promis, vous pourrez en lire le compte-rendu ici même le 21. Ou le 22. Enfin, surtout quand j'aurai fini le bouquin !!!


Un air de San Francisco

Brighton aurait des airs de San Francisco ? Oui, à coup sûr. Récapitulons.
1 - Une ville en bord de mer, avec BEAUCOUP de cotes, de pentes, et d'alignements de maisons identiques sur des avenues entières. L'idée de me trouver un vélo me terrifie autant qu'elle m'enchante !
2 - Un vent à décorner les boeufs sur le front de mer. Certes, ce n'est plus le Pacifique, mais néanmoins, cela n'en reste pas moins oxygénant.
3 - C'est cosmopolite. On trouve de toutes les nationalités... Remarquez, au boulot, dans le groupe de 4 personnes avec qui je bosse, il y a un Italien, un Français, un Irlandais et... un Anglais.
4 - J'ai entendu parler d'une Gay Pride monumentale à venir.
Enfin bon. Toujours est-il que certains parralèles sautent aux yeux et se ressentent dans les jambes. N'a-t-on pas idée de faire des villes de travers !





Les nouvelles fraîches

Cet aprèm, j'avais congé, j'en ai donc profité pour me promener dans le centre ensoleillé, me dégoter un exemplaire de plus de Northern Lights au profit d'une association, j'ai réservé mon exemplaire d'HP7 (cf. ci-dessus), j'ai acheté aussi une baguette estampillée Cuisine de France, en français dans le texte. 45p seulement, c'est honnête... Ca me fera le petit dej de demain, n'ayant pas racheté les croissants puisque n'étant pas passé chez mon fournisseur Mark&Spencer. Hier, c'était pates (salées, beurrées, avec du fromage rapé !) et un friant au boeuf. Un vrai festin, j'améliore ma qualité de repas monumentalement. Ce matin c'était le breakfast traditionnel (comme je l'ai dit, plus de croissants...) que je répèterai dimanche et lundi.
Sur le front du boulot, ça commence à bouger, même si quand il s'agit du téléphone, les éléments jouent toujours contre moi. Soit y'a personne, soit ça se finit en queue de poisson d'une manière ou d'une autre. J'ai aussi mis la main à la pattes à faire des petits montages (pas électroniques, hein... attendez, c'est pas mon 5 de moyenne avec Francis George qui me le permettrait) mais là-dessus, chut, je ne dis rien. Il y a des histoires de confidentialité dans le contrat donc je ne m'étends pas. En tout cas, les voyages ne sont plus à l'ordre du jour.

Le programme de demain, c'est grasse matinée suivie d'une visite du Royal Pavillon en ville et un petit Fish & Chips pour se faire plaisir je pense. Pour dimanche, j'avouerai que la question ne s'est pas encore posée. Mais ayant ma super carte orange hors de prix, je pense qu'une ballade du côté de l'aérodrome de Shoreham-by-Sea pourrait s'envisager... si les dieux du temps sont avec moi. Car bon, le temps a été cette semaine du même niveau qu'à Wimbledon. Vous savez, e tournoi de tennis qui a été interrompu deux cent fois par la pluie...
Bref bref. Je m'arrête là. Je fais gaffe aux voitures suspectes, je ne prends pas le métro.
Quant à DBR, elle se cache.



MERCREDI JUILLET LE QUATRIEME, 2007

Banlieusard

Y'a pas à dire, je me sens parisien. C'est fait j'ai ma carte orange avec ma tronche dessus, et je peux voyager comme je veux, autant que je veux, quand je veux entre Brighton et Lancing. Je peux aller à Shoram-by-Sea, à Hove, à Aldrington, à Portslade, à Fishergate, à Southwick... J'ai donc désormais ma carte d'abonnement mensuelle, et je prends le train pour aller au boulot. Le matin liaison directe Brighton Lancing, et le soir le train de Londres Victoria avec un petit changement à Hove pour redescendre sur Brighton.
Oui, car Brighton est un bout de ligne, et Hove, c'est le Saint-Pierre des Cores du coin. On change pour prendre le train pendant deux minutes si on veut aller à Brighton et que ce n'est pas le terminus...
Maintenant, je suis pénard pour un mois, plus besoin d'acheter le billet le matin. Ca fait dix minutes de sommeil en plus !
Toujours pas de trace de DBR.


LUNDI JUILLET LE SECOND, 2007

Premier jour

Rien de très passionant à raconter en ce premier jour qui fut particulièrement calme. J'ai passé la matinée à lire et (faire) remplir de la paperasse, et l'après-midi devant des ordis pour des recherches diverses, le tout se concluant par un coup de fil en anglais où j'ai compris et ai été compris. Victoire !
Je passerai le 12 juillet une interview pour récupérer un numéro de sécu anglais afin de bosser en toute sérénité.
Les premiers contacts avec le personnel sont bons, va falloir tout de même que je fasse un peu plus connaissance des gens avec qui je vais passer deux mois désormais. Le clavier anglais est toujours aussi marrant pour un français par ailleurs.
Le frigo se rempli un peu plus, ce soir j'aurai du beurre et du sel pour mes pastas. Et demain du chocolat en poudre et du jus d'orange. C'est la vie de chateau, donc. Il faut désormais penser aux oeufs pour se faire un breakfast british, éventuellements d'autres fruits, et se mettre à programmer différents repas. On va y arriver.
Sinon, I havn't seen DBR.


Brighton & Hove

Les deux villes, jumelles, confondues, et occupant le bord de mer, ont grandi simuiltanément, devenant chacune station balnéaire côtée, avec un côté plus smart et distingué pour Hove, à l'Ouest de Brighton. Les maisons cosues occupent les hauteurs de la ville et s'alignent le long des rues dans leur style très classique et de-la-haute. Le front de mer très venteux vous oxygène en un rien de temps pour peu que vous ayez réussi à traverser la route. La plage de galets voit sur elle les vagues se fracasser avec violence dans des nuages d'écume et de petits cailloux soulevés par la puissance de l'eau, le tout dans un bruit très particulier. Le paysage rappelle un front de mer un peu du genre de la Baule, de Deauville, mais en britannique. C'est animé, il y a du monde, c'est très plaisant. Un pier expose sa carcasse rongée par l'eau (on en prévoit toujours la réhabilitation) et à l'est de celui-ci, la fête foraine permanante occupe la Jetée en attirant tout plein de gens, aussi bien pour les attractions aux divers degrés de gerbitude que pour ses machines à sous en tous genres, où la tentation grandit vite pour peu que vous passiez auprès des cagnottes où les monceaux de pièce de dix pennies sont proches de tomber dans le réceptacle... Bon, je l'avoue, j'ai craqué, mais vu que c'était une pièce trouvée, je ne suis pas déçu de ne pas avoir raflé la mise.
Il faut aussi savoir que Brighton est très valonnée. Ca monte pas mal dès qu'on quitte le front de mer. Ca crève donc très vite, avis aux touristes-stagiaires fatigués par une nuit blanche et quelques heures de sieste...
Pour le reste, Brighton englobe encore bien des choses intéressantes à citer, comme le Pavillon Royal. Mais ça, je vous en parlerai quand je le visiterai. Ce week-end, je pense.



DIMANCHE JUILLET LE PREMIER, 2007

Arrivé à bon port

Première missive sur ce carnet de bord. Nous sommes le premier juillet 2007. Me voilà lancé dans la rédaction de ce journal.
Départ de Cherbourg, donc, sous une bruine normande et un ciel grisâtre samedi soir vers 20h15. La traversée avec le Normandie Express se fait sans souci. Les turbines tournent à plein régime, arrivée trois heures plus tard à 22h heure locale à Porthmouth, sous une bonne pluie bien drue.
A ce point bien sûr, le hall d'embarquement de la gare maritime ferme à minuit. Impossible d'y rester la nuit en attendant le train pour Brighton prévu le lendemain matin à 7:47. Du coup je compte me réfugier à la gare, et je prends un taxi. Fort sympa. Le petit gars moustachu m'explique que la gare va fermer, et qu'avec l'hôtel et le train, je vais en avoir pour si cher que lui peut me conduire à Brighton directement pour 90£ et que j'en serai gagnant, car les hôtels, le prix mini c'est 80£ la nuit. A 1.5€ la livre, les calculs se font vite, et quelque soit la solution c'est hors de prix. Et pas question d'aller à Brighton en taxi, je n'aurai nul part où dormir. Je demande donc poliment à être conduit à la gare, et je cherche ensuite un hôtel...
Me voilà à la gare, ouverte, mais déserte et pas bien sécurisante. Il pleut à torrent. Bon, je me renseigne, où est l'hôtel le plus proche ? Il y a un Ibis à "seulement" 62£ la nuit. Vu les conditions atmosphériques, c'est la "moins pire" des solutions. Je me trimballe ma vache morte dans la valise, mon sac à dos rempli d'enclumes et mon portable au milieu de la faune bien imbibée des jeunes au sortir du quartier des pubs, je cherche un peu l'hôtel... Je le trouve.
- Excuse me sir, is there any room available, please ?
- Sorry, we're full tonight.
- Ah.
Mais à côté c'est cool j'entends du français : un jeune couple est dans la même situation, et un second stuart à l'accueil, apparement français, fait par téléphone le tour des hôtels de Portsmouth, tous évidemment complets. Je repasse en français à l'oral, me rends compte que les situations sont toutes bloquées. Le stuart est sympa, mais c'est vrai qu'il est embêté, il ne peut rien pour nous. Le couple sans bagage part s'aventurer sous la pluie dans les festivités des pubs. Moi avec la vache morte et les enclumes, c'est raté.
- Dites, si je reste dans le hall (un grand hall avec plein de tables et de chaises et le bar au fond) et que je ne dors pas, est-ce que c'est faisable ? (je montre mes bagages, la flotte dehors...)
- A quelle heure est votre train ?
- 7h47
Et c'est bouclé. Je passe la nuit là, à lire d'une seule traite "Le Rocher de Brighton" de Graham Green (choisi avec soin, n'est-ce pas ?) et vois défiler les clients noctambules de l'hôtel. Bourrés, ronchons, en famille, etc. Je suis les discussions de l'équipage du bateau qui est descendu à l'hôtel (sur réservations...) et du stuart français avec ses amis, visiblement apprentis hoteliers en stage.
Une nuit blanche, et un petit déj' pris sur place plus tard (ce qui m'a permis de payer quelque chose et donc de remercier quand même cette fleur qui m'a été généreusement faite !) je prends le train tout somnolent pour Brighton... où j'arrive à 9h.

Après avoir monté et descendu les petites collines qui composent le trajet entre la gare et la chambre (saletés de bagages...), je découvre donc mon nouveau chez moi, fort sympa. Les proprios ont l'air charmants, j'ai un lit, une armoire, un bureau, une table de nuit, le wifi et accès à la cuisine (avec mes parties du frigo et des meubles réservées, comme dans L'Auberge Espagnole).
Pour la suite des évènements, outre deux siestes d'une heure et demie chacune pour rattraper la nuit manquante, je me suis promené dans les rues de Hove et Brighton, sur le front de mer, ai repéré le cinéma aux tarifs édifiants et aussi les prix tout aussi édifiants de la vie anglaise. Je vous parlerai de Brighton, de la jetée et des attractions, des immeubles de style victorien et du Pavillon Royal sous peu, car ce soir je ne m'étendrai pas plus, ou du moins pas ailleurs que dans le lit...