Le Petit Bazar de Gaëtan
 

Carnets de Voyage

C'est ici l'antre du voyageur... La section de l'évasion, des souvenirs et des escapades, la section des vacances. Voyages à l'étranger, dans des contrées lointaines ou méconnues, ici s'étallerons mes souvenirs et impressions.

Dernière MAJ : 4 avril 2009

Balades à Lisbonne


Fin mars 2009, me voilà en route pour Lisbonne pour le travail. L'occasion idéale de prendre en même temps le temps - justement ! - de découvrir la capitale du Portugal sous un Soleil radieux, avec une température non moins radieuse. Une ville superbe, comme vous allez le découvrir...

En avion

Dès le départ, c'est classe. Survol de Lyon, repérage de mon immeuble - je vous invite à en faire autant, mais sur de plus faible résolution c'est hard - puis de St-Etienne, puis passage au large de Toulouse pour finalement débarquer vers Lisbonne, sous un temps radieux. La vue est impressionnante, on découvre le Pont Vasco de Gama, toute la ville, l'aéroport, puis on part au Sud, on fait une immense boucle au-dessus de la mer, de l'embouchure de la baie, de la Tour Bélem, des stations balnéaires et du pont du 25 avril pour finalement revenir survoler la ville à faible hauteur et se poser finalement sur le tarmac. Superbe. Notez qu'au retour, c'est au survol de Valladolid auquel on a eu droit. Même si l'altitude était conséquente, certaines choses restaient reconnaissables du ciel...

Séjour sur place

A peine arrivé dans l'aéroport en travaux, direction le centre, place Rossio. Déjà en chemin, maisons à toits en tuile rouge, palmiers verdoyant et ciel bleu azur me rappelent qu'on est en pays méditérannéen. Qu'ici, c'est un temps estival et que Lyon est bien loin. La ville est gorgée de Soleil, c'est le pied.
De la place Rossio, il ne me faut que quelques minutes pour trouver l'auberge de jeunesse. Je trouve la rue facilement, et la responsable justement dehors m'indique l'entrée - en travaux donc bien cachée. L'hôtel est sympa, bien aménagée, avec des rafraîchissements gratuits et une localisation en plein centre. Idéal.

C'est la fin de l'après-midi (ayant attendu l'avion trois heures de plus que prévu à Lyon) et il y a un vent à décorner les boeufs, mais c'est déjà assez pour m'autoriser à découvrir la grande place sur le port (elle aussi en travaux) et avoir une première vue sur le Pont du 25 avril et ses airs de Golden Gate (notez, avec la baie, les collines, ce pont, les petits tramways et la mer... cette ville ressemble vraiment à San Francisco).
Sans perdre plus de temps, armé de mes chaussures de villes inadaptées à la marche et aux petits pavés des rues et trottoirs de Lisbonne (voyager léger, tel est mon maître mot) je pars à l'assaut des petites ruelles et collines. Petites rues sinueuses, inaccessibles aux voitures ou artères empruntées par voitures et tramways mono-boogie, c'est superbe ! Je pars aussi bien au Sud qu'au Nord, monte dans la gare donnant sur le théâtre à Rossio, rejoignant ainsi la tour du musée archéologique en évitant de ce fait habillement les ascenseurs à 2.8€ et profite du premier panorama (voir en bas de page). Plein de petits toits rouges, de maisons colorées et étagées sur les flans des collines qui supportent la ville. Le soleil déclinant, la mer, l'autre rive de la baie... Un bonheur pour les yeux. Le périple continue dans les rues commerçantes, vivantes et peuplées. Quand la nuit tombe, je reviens dans le coeur de la ville, mange et me fais un peu arnaquer au resto au pied de l'hôtel, puis me repose pour mieux affronter le lundi de visite.

Dès le matin, je m'embarque dans le moderne métro pour un tour complet de l'agglomération. Première étape : la cité internationale, qui a accueilli l'expo universelle en 1998. Au programme, balade en grands buildings ultra modernes, centres commerciaux flambant neufs, installations de l'expo, centres d'expo et de congré, centre de spectacles, et rives aménagées sur les bords de la baie, au Nord-Est de la ville. Il y aussi la tour Vasco de Gama, en pleins travaux (construction d'une tour de bueaux - ? - aux côtés de la tour d'observation chapeautée d'un resto du temps où elle était encore ouverte). Je me balade là-bas une bonne heure le temps de déambuler dans les allées bordées d'arbres, de fontaines et de bassins à marées, et de revenir enfin à la gare au design futuriste, aux formes de Science-fiction. Du béton, des formes ovales, de la lumière bleutée, c'est simplement super esthétique !
Aussitôt, direction le métro et le stade Alvalade. Dans la tradition des stades modernes, une galerie commerciale lui est attachée, avec cinéma, Lidl, et restaurants. En grimpant au second étage, j'ai même réussi à capturer quelques vues du terrain, au travers de rideaux mal fermés donnant sur les loges et donc sur le terrain...
On repart encore en métro, puis direction le Parc Eduardo VII, une immense esplanade en pente douce (qu'il faut bien sûr bien grimper quand même), descendant du haut d'une colline vers un grand axe interne de la ville, avec vue sur le port. Le temps de respirer le bel air, de voir les avions passer au ras des immeubles vers l'aéroport tout proche, me revoilà en ville, à tourner en rond pendant bien plus d'une heure à la recherche du petit resto qui fera mon affaire. Je me pose finalement à côté de la sé Cathedral, à manger des tranches de porc délicieuses, avec chips maison et riz. Un petit régal et une pause salutaire avant de partir à l'assaut des collines et des petites rues qui font le véritable bonheur de visiter cette ville.
En suivant un peu la ligne 28, et surtout en ne se fiant uniquement qu'à mon instant, oubliant la carte, me repérant juste en termes de Nord-sud-est-ouest et changeant de direction au hasard des intersection, je découvre la vieille ville, la ville populaire faites de vieilles maisons serrées les unes aux autres, avec le linge au fenêtre, les portes ouvertes, les gamins dans les rues, les petits escaliers, les magasins avec trois trucs à vendre, les balcons, les courbes où apparaissent la mer au dessus des toits. Puis soudain de nouveau une grande rue, une esplanade et un panorama à couper le souffle et des touristes agglutinés. Quelques photos plus tard, je m'éloigne, retrouve le calme fabuleux de ces ruelles, me perd avec grand plaisir, revient en arrière, descends, remonte et cherche alors les panoramas accessibles sans pour autant aller payer les 5€ demandés à l'entrée de la citadelle. Dès lors, l'objectif est 'toujours plus haut' : prendre les rues qui montent, toujours, pour trouver le sommet et donc les panoramas. Ca ne loupe pas et en trois étapes, me voici au sommet de la ville. Vue à 270° fascinante. Des petites terrasses ombragées, peu de monde, et une vue unique. Trop content, plein d'énergie et de crampes aux jambes (un peu), je redescens, je remonte un peu, et revient presque en bas, à la sé, quand je réalise que j'ai SOIF ! Et là dilemne : aller dans le centre, prendre une bière tout seul face aux touriste ! JAMAIS ! Plutôt, je repense au bar, tout là-haut, sur la terrasse face à la ville. La vue était sublime, et franchement, là-bas au moins, il y aurait un réel plaisir à siroter une petite mousse bien fraîche. Le soucis, c'est qu'il faut remonter toooooooout là-haut ! Alors bon, oui. Une bière fraîche, ça se mérite. Donc j'ai tourné des talons, j'ai suivi la ligne 28 du tramway tout du long pour rejoindre un peu plus loin mon poste d'observation. La bière fut salvatrice, rafraîchissante et permit de souffler un poil... en contemplant Lisbonne ! L'après-midi avançant, je suis ensuite redescendu (encore). En chemin, forcément, passage par le Panthéon raté à la première descente et nouvelles déambulations dans les toutes petites rues, évitant de reprendre les chemins déjà connus pour mieux flâner. Ces balades donnent vraiment une vision étonnante de Lisbonne. Il y a ces ruelles géniales et hors du temps, et à côté de cela, plus au nord, la cité internationale ultra moderne, si différente ! Quoiqu'il en soit, revenu dans le monde réelle sur la ville basse et touristique, je m'en vais prendre mes affaires à l'hôtel et les emporter vers la pension où je devais passer les deux nuits suivantes, cette fois aux frais du boulot.
Une petite chambre sympa, donc, à deux pas de la Sé, avec vu sur la mer et les orangers en-dessous, avec leurs fruits mûrs et leurs feuilles vert claquant, et leurs fleurs bien odorantes. Un régal. Avec le collègue qui arrive en soirée, on se trouve un petit resto qui ne paye pas de mine mais pour à peine 7€ par personne on se retrouve avec une assiette pleine, un ventre plein et les verres pleins (on n'a pas fini "pleins", rassurez-vous). Suite à cela, direction le quartier des bars pour un club de fado. Des jeunes, des vieux, des portuguais, des touristes, une population fort variée dans le bar. Deux joueurs de cytare et guitare semblent se connaître depuis toujours et accompagnent des chanteurs ou chanteuses à la voix étonnante, s'étant auto-désignés pour chanter seulement quelques minutes avant leur prestation. Les jeunes vont voir les musiciens, se chauffent la voix quelques instants et se lancent. Un vrai spectacle...

Le lendemain, le mardi, après la réunion de travail et quelques échanges entre collègues et dégustation de ginjinha (un alcool de cerise typiquement locale) ainsi qu'un excellentissime repas sur le port, il est temps de découvrir Lisbon by night, et de retourner au point d'observation où la veille une bière m'avait libéré. Lisbon, c'est beau, et la nuit ça l'est autant... L'air est bon et donc une marche nocturne fait le plus grand bien. Et le lendemain, il ne restera qu'à aller reprendre l'avion...